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Sommaire , janvier 2010

Editorial Région Dossier Créativité Pays

Koman i march, Koman mi fé ? Futurs

Protel NEWS numéro 118, mai 2007

Phase 2 : un groupement d’entreprises prend en charge Gazelle

Ce que ça va changer pour nous

Le premier objectif du réseau Gazelle était de mettre à disposition de tous les opérateurs un réseau régional mutualisé, sans limite de débit et dans des conditions “transparentes et non discriminatoires”. Une fois l’infrastructure construite, et testée au travers des premières mises à disposition de "simples" fibres optiques non activées évoquées dans les pages précédentes, il s’agissait de mettre en places des services de télécommunication évolués nécessaires aux opérateurs. Comme il n’entre pas dans la vocation de la Région Réunion de fournir des services directement à l’usager final, la collectivité a décidé de devenir opérateur d’opérateur. Cette procédure est d’ailleurs celle qui a été suivie par de nombreuses autres collectivités, tant en métropole qu’outre-mer : les projets comparables à Gazelle présentent à peu près les mêmes caractéristiques techniques (même si tous n’ont pas choisi le même mode de déploiement des fibres optiques) et financières (de 30 à 60 millions d’euros, contre 40 pour La Réunion). Et tous, en final, voient leur déploiement et leur maintenance délégués à une entreprise ou un groupe d’entreprises privées via une procédure spécifique, la Délégation de Service Public.

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Mediaserv, Sogetrel, LD Collectivités : trois entreprises à la solide expérience.

Un service qui reste public

La délégation de service public porte bien son nom : il ne s’agit pas de donner aux privés un outil financé par des fonds publics, mais d’en confier l’exploitation c’est à dire les modalités techniques et financières de ce service, qui reste public. Les conditions d’exécution (prestations fournies, qualité de service) sont définies par la Région, de même que les tarifs. Le gestionnaire lui-même ne devient pas un opérateur mais met le réseau régional à disposition de tous les opérateurs qui en font la demande. On est donc dans les conditions d’une concurrence transparente et équitable.

Un prestataire expérimenté

A la suite d’une procédure de mise en concurrence, définie par le Code général des collectivités territoriales, lancée en 2005, le groupement d’entreprises Mediaserv-Sogetrel-LD Collectivités a été retenu. Mediaserv est un opérateur de communications électroniques déjà présent dans les trois autres DOM. Sogetrel est un acteur de conception et de construction de réseaux, retenu dans plusieurs délégations de service public haut débit en métropole et outre-mer. LD Collectivités est spécialisé dans les délégations de service public à haut débit. Leur regroupement rassemble donc toutes les compétences nécessaires tant en matière de construction de réseau que de fourniture de services télécom. Désormais, les choses vont aller vite : le complément de réseau en fibres optiques sera terminé fin 2007, il sera complété par 34 liaisons en faisceaux hertziens et 12 antennes Wimax pour couvrir les zones non accessibles aux réseaux terrestres. Techniquement, le haut débit de demain va pouvoir aller jusqu’à 20 Mbps chez l’habitant !

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Même Mafate sera connecté au haut débit ! Quand on sait qu’aujourd’hui, certains quartiers pas vraiment à l’écart de grandes villes n’ont droit qu’à 512 Kbps, on mesure la différence !

Le grand public n’est peut-être pas passionné par les détails techniques : qu’importe si la capacité du coeur de réseau est de 35 gigabits/seconde, qu’importe si les quartiers et autres écarts sont desservis par fibre optique enterrée, fil aérien ou réseau hertzien. En revanche, quand on dit aux gens qu’ils vont bientôt pouvoir profiter du haut-débit à 2 Mbps à Mafate, les coeurs se réjouissent...

Qu’est-ce qui va changer ? Les tarifs d’abord, mais surtout la qualité des services et leur diversité, la couverture enfin.

Tarifs : du mieux !

La collecte régionale ne représente qu’une mince partie du coût total des télécommunications : c’est surtout en agissant sur la connexion au monde (page suivante) qu’on pourra faire tomber les tarifs. On peut cependant espérer une baisse, de l’ordre de 25 % à prestation égale, grâce aux nouvelles conditions de la collecte régionale.

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Carte de couverture future du haut débit à La Réunion. La dorsale principale (trait bleu), constituée par le réseau de fibres sur les lignes EDF, est complétée par d’autres fibres optiques, des lignes classiques et des faisceaux hertziens (pointillés). Toute l’île sera connectée au haut débit, sauf quelques vallées inhabitées et le Volcan... où il y a encore peu d’internautes ! Aucune commune, aucun foyer ne seront donc exclus.

Services : l’explosion !

Ce sont les services qui vont considérablement changer. Songez que tous les foyers vont pouvoir disposer au moins de 2 Mbps, que ceux qui se trouvent près d’un autocommutateur de France Télécom pourront disposer de 20 Mbps ! Ces débits vont enfin permettre aux opérateurs de proposer du triple play : pour le prix de son abonnement haut débit, on disposera de la téléphonie et de la télévision inclues. Une offre inconnue à ce jour à La Réunion, qui pourra être rapidement proposée à plus de 70 % de la population.

Couverture totale

Enfin et surtout, c’est la couverture qui va changer. Aujourd’hui, un grand nombre de foyers ne peuvent pas bénéficier de l’ADSL parce qu’ils sont “trop loin du répartiteur”. Obstacle levé avec Gazelle : toute l’île va être couverte, y compris Mafate, Palmiste Rouge ou des quartiers bien moins éloignés des Hauts de l’Ouest ou même des environs de Saint-Denis. Le triple play illimité incluant Internet, le téléphone et la télévision à 50 euros par mois, cela devient possible ! Et ce n’est pas terminé...





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